25th septembre 2019

L’autorité des écritures

Par adwondje

Chère Paula,
Aujourd’hui, parlons de l’autorité de l’Écriture. Elle s’énonce selon ce Principe : la Parole, la Bible, a un pouvoir ultime et faisant autorité sur nous en tant que chrétiens.

En un mot, le sens est le suivant : La Bible nous dit plus que des règles morales, une liste de choses à faire et à ne pas faire de notre âme accompagnée de contes de fées mésopotamiens : elle nous dit qui nous sommes. Elle embrasse et révèle notre propre identité, et ce faisant, elle a le Pouvoir ultime de la vérité sur nous.

La Bible et la signification des versets tels qu’ils ont été conçus par les auteurs pour les premiers auditeurs, est le miroir qui nous montre notre image véritable d’enfant de Dieu. Si tu n’acceptes pas cela, trois choses peuvent arriver : la première est que tu trouveras certains versets trop durs, trop intolérants, contradictoires ou subversifs et tu les rejettereras. Ce faisant tu seras en désobéissance à certaines parties de la loi, et le livre de Jacques dit que si nous désobéissons à une partie de la loi, nous avons désobéi à toute la Loi.

la deuxième chose, qui est aussi mauvaise que la première, c’est que tu souhaiteras ajouter d’autres « détails » à la Loi, venant du bon sens ou d’un terrain moral différent, ce qui n’est pas mauvais en soi, évidemment, mais devient dangereux quand on met dans la Parole des choses qui n’étaient pas là en premier lieu.

La troisième chose, qui est la plus courante de nos jours et aussi de loin la plus erronée et la plus perverse : en niant l’autorité des écritures, tu considéreras simplement la Bible comme ce qu’elle semble être : un livre. Une collection d’écrits sages ou moins sages venant d’esprits brillants ou nevrosés, selon ta posture et ton humeur et le passage abordé.

Ces trois pièges sont les conclusions logiques pour quelqu’un qui ne tient pas la Bible en aussi haute estime que Jésus lui-même la tenait. Comme tu le déduis facilement Paula, il est alors critique de voir la Bible comme ce qu’elle est vraiment : les paroles de Dieu faisant autorité et orientées par l’Esprit, parce qu’on n’a pas besoin d’être un théologien pour voir certaines histoires, règles ou messages du Livre qui semblent bizarres ou illogiques. Et si tu ne fais pas confiance à l’autorité de la Bible au moment où tu tombes dessus, ta foi sera ébranlée chaque fois que tu rencontreras des passages difficiles à lire, ou lorsque tu débattras avec des détracteurs très éloquents.

Et il y en a plein sous le soleil.

Prenons un exemple, avec quelque chose d’amusant comme le véganisme. Les végétaliens disent qu’ils ne veulent pas manger de viande pour de nombreuses raisons, mais les deux que je vais juste toucher sont celles-là : cela détruit la nature, et c’est immoral, sachant que les animaux sont des êtres sensibles, tout comme les humains. Et personne ne mangerait jamais un humain (Ne dites pas Hannibal s’il vous plaît).

Le véganisme chrétien existe aussi et ils tiennent fermement à leur interprétation de la Parole, disant que Jésus n’a jamais mangé de viande.

Si tu ne considères pas la Bible comme faisant autorité, que pourrait-il se passer en ce qui concerne la vision du monde de la Bible et celle du végétalien ? Eh bien, cela dépend de la hauteur à laquelle tu considères le Verbe.

Certains diront que dans Genèse 9:3 Dieu donne aux humains le droit de manger n’importe quelle créature qui bouge (les animaux); la conclusion logique est que les humains n’avaient pas le droit de manger ce qui bouge avant, ce qui signifie qu’ils étaient végétaliens, ce qui n’est pas vraiment contesté. Mais quand ils diront que nous DEVONS retourner à cet état et ne plus jamais manger de viande, je leur demanderai quel verset de la bible dit cela ? S’ils n’en fournissent pas, je commanderai un gros steak et mangerai avec toutes mes dents. Tu vois qu’il y a là quelque chose que la Bible aborde d’une manière ou d’une autre : « ce que nous devrions et ne devrions pas manger ». Mais quelqu’un, ici, s’éloigne trop de ce que le verset avait pour but de dire, et cela conduit à une règle de vie pseudo-biblique, de quelque chose qui n’était pas à l’intérieur du texte en premier lieu.

D’ailleurs, être végan n’est pas mauvais, simplement, sur la base que c’est un commandement chrétien, je ne peux souscrirre ni encourager ce qui n’est après tout, qu’un choix de vie, pas une règle biblique d’existence. D’un autre côté, si tu dis que tu peux tuer et manger n’importe quoi comme tu le souhaites sans être responsable, tu n’es pas non plus biblique. Pourquoi ? Parce que d’abord dans la Genèse, Dieu a demandé à Adam de cultiver et de garder le Jardin, et ensuite Paul dit en 1 Cor que tout est permis mais pas utile. Tuer des animaux de façon abusive n’est pas utile. Et nous pouvons trouver des raisons bibliques pour cela, alors nous devons nous soumettre à ce que le Verbe dit.

Enfin, si quelqu’un dit que quoi que dise la Bible, nous ne sommes que des poussières organiques, comme des animaux et n’importe quoi sur terre. Nous n’avons été créés par personne et nous sommes ici sans but précis, prospérant pour éviter notre extinction en tant qu’espèce, suivant strictement les règles de la sélection naturelle et de l’évolution, comme tout autre animal, et alors, nous n’avons pas plus de valeur qu’eux, comment réponds-tu ?

Eh bien, si tu ne considères pas la Bible comme une vérité fondamentale, tu penseras simplement que la Genèse est un simple conte de fées, plein de bonnes leçons morales. Alors, les visions du monde athée, végétalienne et la tienne sont fondamentalement équivalentes. Aucune n’est meilleure qu’une autre. Pourquoi se donner la peine de penser à ce qu’il dit ? Soit il a raison, soit il a tort, mais ça n’a pas d’importance.

Cette manière de réfléchir est descriptive d’un point de vue généralisé de nos jours, qui soutient mordicus qu’il n’y pas de vérité objective, seulement des points de vue. Je suis toujours tenté, quand quelqu’un me sort cette phrase de lui demander si il considère son propos comme une vérité objective ou comme un point de vue.

Ceci dit pour revenir à la question soulvée plus haut, selon l’approche chrétienne, il ne fait aucun doute que 1 nous sommes volontairement sur terre et 2 il y a une différence de valeur entre les humains et les autres animaux. Non pas par compétence (c’est-à-dire parce que nous sommes plus moraux qu’eux) mais par identité (c’est-à-dire parce que Dieu nous a créés comme leurs supérieurs, en vue de les garder et de les protéger).

Ainsi, sur plusieurs autres points, la Bible pose des fondements par lesquels nous devons réguler notre pensée, nos croyanes et notre caractère: sur le mariage, sur la sexualité, sur les relations avec les humains et avec la nature, la Bible a des choses à dire et nous ne tiendrons pas bien longtemps face au monde si nous ne reconnaissons pas son authorité.

Parfois, nous serons amenés à obeir à des portions de l’Ecriture qui défient notre vision du monde, nos habitudes ou les zones les plus ancrées de notre identité, face à des personnes bien plus convaincues de ce qu’elles croient que nous. Notre seule solution pour tenir ferme face aux attaques est de s’attacher résolument à l’autorité des écritures, sans lesquelles, à vrai dire, toute notre croyance est vaine. Heureusement, la Parole a prouvé sa valeur au fil des millénaires et chacune des idées qui s’y trouvent tient solidement, à l’épreuve des perversions et des non sens de notre siècle.

Même lorsque nous ne comprenons pas, nous devons garder à l’esprit ceci: « God is always right, God’s Law is always Good ». Ca sonne mieux qu’en français: « Dieu a toujours raison et la loi de Dieu est toujours bonne ».