28th août 2019

Être un disciple de Christ (Part 1)

Par adwondje

J’ai participé à un camp biblique sur la vie de disciple de Jésus Christ il y a quelques semaines. Voici ce que j’en ai tiré.

Cette restitution sera teintée de ma compréhension des enseignements qui ont été reçus, de mon interprétation des passages utilisés et de ma perception des applications possibles de ces leçons tirées, en fonction de ma propre vie. En d’autres termes, ce n’est pas un compte rendu fidèle de ce que j’ai vu et entendu, c’est une transmission de comment je l’ai compris pour moi-même. J’espère que cela servira quand même à quelqu’un et pour celui, celle qui est déçu,e car s’étant attendu plutôt à un compte rendu fidèle, vraiment je suis désolé mais ce n’est pas ce qu’il, elle trouvera ici.

« Le disciple n’est pas plus grand que le maitre, mais tout disciple accompli sera comme son maitre ».

Un camp Biblique est un moment de mise à part pour se présenter devant le Dieu trinitaire, dans le but le laisser s’approcher de nous. Coupés du monde pendant plus ou moins une semaine, on y reçoit des enseignements sur la vie chrétienne, la doctrine de Christ, la pratique de la piété et bien d’autres. Le camp biblique de la communauté Shalom, pour la saison 2019 avait ceci de particulier qu’il ‘inscrit dans la septième année de l’existence de l’église, ce qui est un moment marquant. Sept, c’est en effet un chiffre important dans la perspective chrétienne du monde, le chiffre de l’accomplissement. C’est intéressant que le texte de support du camp ait donc été Luc 6:40 qui parle du « disciple accompli » en sachant que la septième année est celle de l’accomplissement.

Les enseignements étaient ordonnés selon une forme d’acrostiche du mot « disciple » et je vais m’assurer de partager un peu sur les enseignements liés à chacune des lettres, même si tous ne recevront pas le même soin et encore moins dans l’ordre dans lequel ils ont été transmis. Comme j’ai dit c’est ma restitution, pas un compte rendu fidèle. J’enrichirai d’ailleurs cette restitution des éléments tirés de mes lectures tout au long du camp, qui a duré du 11 au 18 aout 2019 à Souza, une petite ville du littoral camerounais.

D pour discipline ;

I pour Intégrité ;

S pour soif ;

C pour conviction ;

I pour intimité ;

P et

L ou prière et parole ;

E pour engagement.

D’abord, quelques remarques préalables : On peut facilement passer à côté de son camp à cause de la culpabilité, de la colère, de l’orgueil ou des regrets qui peuvent nous ronger et nous empêcher de recevoir ce que nous sommes venus chercher. En tant que leader on peut également louper son camp si on est trop occupés à prendre soin des âmes, au point qu’on en oublie qu’avant d’être berger ou meneur d’une troupe, nous sommes toujours et avant tout brebis du Seigneur. Le conseil à appliquer dans cette configuration est d’avoir une liste précise et détaillée de nos propres attentes avant de poser les pieds sur place, de sorte que l’on puisse examiner où on en est si, en plein milieu du camp on se demande ce qu’on fout là. Aussi, sur cette même question il faut distinguer la disponibilité de l’activisme. Un peu plus dans les prochains paragraphes.

Basiquement, on ne fait pas la différence entre un activiste et une personne très disposée pour le Seigneur. Les deux sont au four et au moulin, les deux semblent vraiment serviables mais un seul est réellement en train d’accomplir un service de qualité à son Dieu. Pourquoi ? Parce qu’en matière d’œuvre spirituelle, tout dépend non de la quantité d’activités accomplies, mais de la disposition de cœur de celui qui œuvre. Ainsi il y a des personnes qui sont naturellement dans l’activité, des gens qui n’aiment pas rester sans rien faire ainsi que d’autres qui aiment être en avant dans les projets. Pour ces groupes de personnes, être dans l’activité n’est donc pas un service rendu au Dieu vivant mais simplement une expression non intentionnelle de leurs prédispositions biologiques. Comme nous verrons plus tard, ce genre d’œuvres n’est d’aucune utilité au Seigneur et au contraire, est un frein à l’expression de son amour.

Notre Père aime travailler le caractère, ainsi il agira toujours de sorte à traiter et discipliner en nous les éléments qui nous semblent être des sujets de fierté, mais qui sont pour lui des barrières pour l’épanouissement de son Esprit en nous. Pour celui qui aime tout contrôler et superviser du début à la fin, le Seigneur l’amènera à être absent au début du camp, et donc d’être obligé de compter sur l’Esprit et sur ses autres leaders. Pour celle qui aime tout faire en même temps et tout diriger d’une main dure elle sera prise d’une fatigue telle qu’elle ne puisse pas même se lever et qu’elle soit donc obligée de laisser les autres agir à sa place. Pour celui qui aime être mis en avant en permanence, on le mettra dans une position qui le pousse à rester dans l’ombre un moment, pour l’orgueilleux on le mettra sous le leadership d’un plus jeune et moins compétent que lui, celle qui a un problème de colère sera dans la même chambre que la plus exécrable des colocataires et celui qui ne sait pas gérer ses émotions sera dans des postures l’obligeant à confronter et traiter ces dernières. Ainsi, nul ne se glorifiera de son œuvre et tous glorifieront Dieu, sachant que le succès ne vient pas d’eux et qu’en plus, le Seigneur a travaillé sur leur caractère pendant qu’ils travaillaient en comptant sur lui.

Discipline.

Le disciple n’est pas plus grand que le maitre, mais tout disciple accompli sera comme son maitre. Le verset suivant et le contexte du passage sont liés à l‘histoire de la poutre et de la paille. Ce verset du disciple et du maitre s’inscrit dans la perspective de la jalousie et du jugement de l’autre. Lorsque tu considères que tu vaux mieux que celui qui est en face de toi, tu oublies que tu es toi-même disciple et en tant que tel, tu ne peux t’élever au-dessus des enseignements du maitre.

Un Homme qui écoute et qui met en pratique est semblable à une maison fondée sur le roc alors que celui qui écoute mais ne met pas en pratique est comme une maison bâtie sur le sable. De la même manière, un disciple ne se reconnait pas à ce qu’il sait du maitre, ça c’est un fan.

Un disciple se reconnait à ce qu’il a décidé de suivre le maitre. Il va donc avec le maitre, où que ce dernier aille. Il le suit où qu’il le conduise. Il accepte une relation d’autorité vis-à-vis du maitre, il reconnait certains droits qu’il consent librement que le maitre ait sur lui. Si ce n’est pas libre, ce n’est pas un disciple, c’est un esclave. L’important dans la fabrication de disciples se retrouve en deux pans :

-Le renoncement aux connaissances et aux modes de pensée passées.

-L’acceptation de l’autorité du maitre manifestée par le fait de le suivre où qu’il n’aille et pas seulement lorsque cela nous plait.

Maintenant être un disciple a un coût, qui est au moins celui du renoncement aux anciennes attitudes pour adopter le caractère du maitre. Car à la différence de l’enseignant qui transmet simplement le savoir, le maitre transmet aussi (certains diront surtout) le caractère. La bonne illustration ici est cette idée, lors de la pâque, selon laquelle on doit manger l’agneau pascal entièrement, à la hâte, pas seulement les parties qui nous plaisent, avec des herbes amères et du pain sans levain. L’agneau doit être rotî entièrement (passé au feu, épreuve ?) et le pain ne doit pas être levé. La discipline, comme l’agneau pascal, doit être entière, pas seulement lorsqu’elle nous plait mais aussi quand elle ne nous plait pas. L’absence de levain dans le pain et le repas à la hâte laissent penser qu’il n’y a pas de temps à perdre ; la nonchalance et le manque de vivacité ne sont pas admis dans le processus. Enfin, le disciple passe forcément par des épreuves destinées à forger son caractère, comme de l’or fondu au travers du feu pour être épuré.

La discipline, comme l’agneau pascal, doit être entière, pas seulement lorsqu’elle nous plait mais aussi quand elle ne nous plait pas. L’absence de levain dans le pain et le repas à la hâte laissent penser qu’il n’y a pas de temps à perdre ; la nonchalance et le manque de vivacité ne sont pas admis dans le processus. Enfin, le disciple passe forcément par des épreuves destinées à forger son caractère, comme de l’or fondu au travers du feu pour être épuré.

La première partie s’arrête ici, les seconde et troisième seront publiées un peu plus tard.